La LNF assomme le Mouloudia

Coup dur, très dur, pour le Mouloudia d'Alger, qui enchaine depuis quelques semaines une série de problèmes infinissables. Ce lundi, la commission de discipline s'est réuni pour donner son verdict sur le cas Merzougui, et sa décision a assommé le joueur et son club.

En effet, l'attaquant Kheireddine Merzougui a consommé une doze supplémentaire d'un complément nutritif contenant un stimulant interdit par l'enceinte sportive. Mercredi dernier, l'annonce que ce joueur a eu un résultat positif a choqué les téléspectateurs algériens, connaissant ce joueur par son éducation et son sérieux. Après audition, la commission de discipline a appliqué ses règles avec rigueur et a infligé la sanction de 4 ans de suspension de toute activité liée au football à compter du 21 janvier 2016.

Il est clair que cette sanction est très dur pour un attaquant prometteur comme Merzougui, mais son ignorance et le manque de surveillance dans un club devenu "amateur" sous l'air Sonatrach lui ont couté très cher. D'ailleurs, la direction du MCA n'a pas trop attendu pour résilier son contrat, un geste déjà-vu en 2013 contre Chaouchi, Babouche et Menad.

Dans le même contexte, la Ligue a aussi sanctionné le club par 4 matchs à huis-clos, dont 2 avec sursis. Une décision qui s'est basé les faits du dernier match contre le RCR, où les supporteurs ont exprimé leur colère contre les forces de l'ordre. Ceci dit, mise-à-part le seul incident indigne d'un individu qui a tiré un projectile dangereux en direction de la tribune officielle, le match n'a pas vu de turbulances (du moins, dans le stade), et contrairement au match aller (contre la même équipe), les supporteurs adverses n'ont pas été touché par le moindre projectile.

Les vrais incidents se sont déroulés en dehors du stade, plus intense à la fin de la rencontre dans les rues de Bab El Oued, là où plusieurs supporteurs se sont fait arrêtés et dont certains ont été sanctionné par 6 mois de prison ferme.

Mais tout est permis en ce moment, avec une direction qui ne trouve plus ou mettre la tête. Un conflit entre les joueurs, une inconscience sur les règles du jeu, un entraineur qui ne satisfait pas, des supporteurs sous forte répression là ou ils mettent les pieds, etc. Les résultats ne sont pas aussi catastrophiques que la saison dernière, mais la pression et la répression sont pire. En attendant de jours meilleurs, rendez-vous (nous les supporteurs) à Relizane pour les 16ème de finale de la Coupe d'Algérie.